Panais

Panais

Le panais est un légume racine qui fait beaucoup penser à sa cousine, la carotte. Effectivement, telle une longue racine, le panais ressemble à une ca­rotte blanche, mais avec un goût légèrement dif­férent; il propose un goût sucré, certes, mais on y dénote des arômes de noisette et un goût plus prononcé, presque épicé.

 

Le panais est cultivé un peu partout en Europe, en Asie, dans les pays nordiques, en Afrique du Nord, et bien évidemment, chez nous, au Québec! Ce lé­gume survit très bien à notre climat tempéré. On le sème donc à la fin du printemps et il est prêt pour la récolte à l’automne. Toutefois, on peut très bien le laisser passer l’hiver en terre avant de le ré­colter au printemps, il sera plus savoureux puisque le gel lui confère un goût encore plus sucré!

 

Côté santé, vous ne serez pas surpris d’apprendre que, comme tous les autres fruits et légumes, on lui attribue des qualités anti-cancer. Avec encore plus de vitamines et minéraux que la carotte, il est également riche en potassium, en vitamine B, en manganèse et en fibres.

 

Vous pouvez déguster le panais cuit ou cru selon vos envies. Cru, il est délicieux en fines tranches dans une assiette de crudités qui sort de l’ordi­naire, râpé sur une salade, légèrement mariné ou même servi en rémoulade. Cuit, il fera des mer­veilles dans vos plats, surtout si vous prenez soin de le rôtir doucement au four ou de le faire revenir dans une poêle avec du beurre et du sel; les sucres du panais se mettront alors à caraméliser – c’est absolument divin!

 

Ainsi, on peut le faire rôtir aux côtés d’autres lé­gumes racines coupés en morceaux tels que navets, carottes, pommes de terre, patates douces et bette­raves dans une plaque de légumes à cuire sans trop d’efforts. À la mi-cuisson, on peut y ajouter du féta, des olives, des noix ou des graines au choix, des gousses d’ail et des herbes fraîches, qui elles, seront déposées sur les légumes au dernier moment, à la sortie du four. On peut également savourer le pa­nais en soupe, en potage ou en purée, ou en faire des frites pour accompagner vos burgers, vos viandes et poissons. Il se marie également très bien au fro­mage; un panais gratiné sera toujours la vedette de votre assiette! Faites-en de fines tranches à la man­doline, puis passez-les à la friteuse pour obtenir des croustilles de panais, une idée originale pour accom­pagner vos tartares et assiettes d’antipasti.

 

Pour bien les choisir, optez pour des panais frais, fermes et de taille moyenne. Ne vous laissez pas im­pressionner par les panais de taille surdimension­née; ces derniers s’avèrent plus secs et fibreux, ils sont donc plus difficiles à travailler et surtout, beau­coup moins agréables en bouche.

 

Lorsqu’on le coupe, le panais a tendance à noircir légèrement au contact de l’air. Il est donc préférable de ne pas le couper trop d’avance, mais plutôt juste avant de le préparer. Sinon, vous pouvez le submer­ger dans l’eau, ce qui empêchera le noircissement. Conservez vos panais au réfrigérateur, dans leur emballage perforé; ils resteront frais et croquants pendant au moins deux semaines. N’hésitez pas à surgeler vos surplus en prenant soin de les faire blanchir avant de les envoyer au congélateur.

 

On accorde de plus en plus d’importance à ce lé­gume trop souvent oublié ou mis de côté dans les cuisines modernes. Les cultivateurs et adeptes de légumes anciens s’entendent pour dire que le panais est un aliment délicieux que nous gagnons à mettre en lumière dans nos plats, non seulement pour son apport vitaminique, mais aussi pour sa saveur, sa disponibilité et son faible coût!