Texte : Maryse Deraîche
Photos : Carole Cadieux Traiteur

Repas des Fêtes, soirées entre amis, mariages, réceptions... Les occasions qui requièrent de bons plats parfaitement exécutés ne manquent pas! Si vous vous trouvez dans la région de Granby, vous aurez la chance de faire appel à Carole Cadieux Traiteur pour remplir cette mission. La variété de ses menus ainsi que la qualité de ses ingrédients et de son service vous permettront de profiter de vos invités en toute confiance!

Entrepreneure déterminée, mais avant tout femme de coeur, Carole Cadieux n’hésite pas à mettre la main à la pâte et à s’investir totalement dans cette aventure qui a commencé il y a maintenant quinze ans.

Carole, pourquoi avez-vous décidé d’exploiter un service de traiteur?

Mes parents travaillaient dans le domaine de la restauration, j’ai donc grandi dans l’univers de la cuisine. Y travailler à mon tour n’était qu’un cheminement naturel pour moi!

 

Vous ne vouliez pas travailler dans un restaurant, comme vos parents?

Je n’ai pas fait l’école d’hôtellerie, je ne suis pas chef, mais je voulais travailler en alimentation. J’avais assez de connaissances culinaires pour faire de bons sandwiches en triangles et des salades froides, alors je me suis lancée dans l’événementiel! Au début, j’étais seule et je m’occupais de tout : l’administration, la publicité, le service, la livraison... Il m’arrivait de cuisiner des petits gâteaux Duncan Hines jusqu’aux petites heures du matin pour répondre à la demande. Je savais qu’avec beaucoup de travail et de volonté, j’y arriverais!

Et vous y êtes arrivée?

Oui! Aujourd’hui, j’ai une équipe de professionnels qui gèrent la cuisine, j’ai d’excellents clients et l’entreprise croît encore après 15 ans. J’ai même dû reprendre l’espace que je réservais pour des fêtes et des réceptions afin d’agrandir la cuisine.

 

 

Êtes-vous encore aux fourneaux?

Non, plus maintenant. J’ai déniché une perle rare pour tenir les rênes de la cuisine : Karen Anderson Tétreault. Elle est chef exécutif ici depuis maintenant sept ans et j’ai entièrement confiance en elle! Son parcours n’a rien de banal : cours de cuisine en poche, Karen veut en apprendre davantage et suit le cours de cuisine évolutive aux côtés de Jean- Paul Grappe à l’ITHQ. Elle quitte ensuite pour la France et fait un stage auprès du triple étoilé Michelin, Georges Blanc. Ayant soif d’aventures, elle part pour l’Italie et se taille une place au luxueux Hotel Hassler Roma en tant que chef de partie. Après un détour dans les cuisines de l’ambassade de France pendant sept ans, elle revient au Québec et ouvre, avec son conjoint, l’auberge St-Amour à Sutton. 

Je suis ravie d’avoir une chef aussi expérimentée et talentueuse que Karen dans la cuisine, je ne pouvais espérer mieux!

 

C’est terminé, les petits gâteaux Duncan Hines, alors?

(Rires) Oui, on est très loin de ça maintenant! Nous proposons à notre clientèle des menus raffinés, une cuisine actuelle qui nous distingue des autres services de traiteur. Lorsqu’on fait appel à un traiteur pour un mariage, par exemple, on veut que la nourriture soit à la hauteur de l’événement, c’est-à-dire mémorable, et c’est ce que nous nous engageons à faire.

Quels plats trouve-t-on dans votre menu?

Avec Karen, nous avons développé un menu varié : ça va de la joue de boeuf braisée à la bière aux rouleaux de saumon farcis à la florentine, en passant par le jarret d’agneau braisé aux abricots. Karen fait un gravlax de saumon maison tout à fait renversant, un véritable chef-d’oeuvre! À cet instant, Karen entre dans le bureau avec une assiette qui m’est destinée afin que je puisse juger sa cuisine par moi-même.

 

Pouvez-vous me présenter votre plat, Karen?

Avec plaisir! Pour vous aujourd’hui : longe de porc rôtie au cidre et au romarin et tombée de pommes caramélisées. Pour accompagner cette pièce de viande : salade de chou kale façon César.

Et ces petits triangles dans la salade?

Ces triangles remplacent les traditionnels croûtons dans la salade César. Ils sont faits de pâte filo, farcis de fromage bleu d’Auvergne, ils sont très addictifs! Karen a raison : croustillants à l’extérieur et fondants à l’intérieur, ces petits triangles sont d’une telle perfection! Quant au porc, il est tranché mince et cuit juste à point. L’acidité du plat est parfaitement équilibrée avec la touche sucrée des pommes caramélisées. Pour ce qui est de la salade de chou kale façon César, c’est un coup de coeur!

Quel est le profil de vos clients?

On propose nos services pour des mariages, des baptêmes, des funérailles, des cocktails dînatoires, des anniversaires, des réunions d’affaires, des cafétérias... Nous offrons aussi le service de chef à domicile pour les petits groupes.

Des cafétérias?

Oui. En fait, nous assurons le service dans deux écoles : l’une primaire et l’autre secondaire. Nous servons des menus pour les enfants chaque midi. Karen a travaillé quelques années dans une cafétéria d’école et nous trouvions important de faire notre part pour que les enfants
puissent s’alimenter adéquatement. Ce n’est pas un projet rentable, mais ayant moi-même des enfants et des petits-enfants, je trouve capital qu’ils aient accès à de la nourriture de qualité. L’école primaire où nous servons des repas est défavorisée et j’aimerais beaucoup sensibiliser les instances gouvernementales afin qu’ils prennent des mesures pour que les enfants puissent manger des repas équilibrés chaque jour.


C’est tout à votre honneur, c’est un geste altruiste!

Il ne faut pas être détaché du monde qui nous entoure : un service de traiteur, c’est de la nourriture principalement destinée aux fêtes, dans un esprit de plaisir et de réconfort, mais ça peut aussi être autre chose. Par exemple, ici, j’embauche des personnes âgées qui ont parfois de légers handicaps. En plus d’être d’excellents employés, ils adorent leur travail et se sentent valorisés! Alors que Carole m’entretient de ce sujet, un de ses employés âgés passe la tête dans l’embrasure de la porte et dit à Carole qu’il a terminé son quart de travail. Carole le remercie et lui demande s’il a dîné, si Karen lui a préparé un repas avant de partir. Il répond que oui et que le poulet au beurre était « vraiment bon! »